A vos parquets !

26 04 2007

Naturel, chaleureux et isolant, le parquet est un produit très en vogue, qui nécessite patience et réflexion avant le choix du bois et la pose.

Parfait compromis entre la moquette – confortable mais peu esthétique -, et le carrelage – joli mais frigorifique -, le parquet envahit les planchers. Avec des atouts méconnus, comme une longévité exceptionnelle de plusieurs dizaines d’années, une grande diversité de bois et de teintes, mais aussi un large éventail de prix. Il y en a pour tous les goûts, encore faut-il en avoir conscience. La pose n’est guère compliquée en soi : c’est le choix du type de parquet et de l’essence du bois qui détermine la réussite de l’ouvrage. Prendre le temps de la réflexion est la première règle.

Le choix du bois est conditionné par l’éclairage et la décoration de chaque pièce. La résistance du revêtement, en fonction de la fréquence de passage, doit également être prise en compte. Ainsi, mieux vaut éviter un bois tendre, le sapin par exemple (classe A), pour un hall d’entrée ou un couloir… Le chêne ou l’érable (classe C, dur) seront dans ce cas plus appropriés. Les bois durs ou très durs (classe D, tels le wengé ou l’ipé) sont également conseillés pour les parquets exposés aux sources d’humidité (près de portes-fenêtres ou dans les salles de bain).

Cependant, une faible dureté peut être compensée par une couche d’usure plus importante : 4,5 millimètres d’un bois mi-dur (châtaignier, bouleau ou merisier, c’est-à-dire en classe B) équivaut environ à 3 millimètres d’une essence de classe C.

Du noble au préfabriqué

Pour la pose, on distingue principalement trois types de parquets : les parquets cloués, les parquets flottants et les parquets collés.

Les parquets cloués sont les plus traditionnels, les plus nobles mais aussi les plus chers. Ils sont le plus souvent constitués de lames de 16 à 25 mm d’épaisseur, en bois massif, entièrement solidaires de leur support. Performances incomparables en termes d’isolation phonique.
Les parquets dits “flottants”, les plus faciles à mettre en oeuvre, sont des lames assemblées entre elles, et dont l’ensemble est simplement posé sur le support existant (nécessairement plan, propre, sec et stable). Les lames, fabriquées en usine, sont constituées d’une couches d’usure stratifiée imitation bois ou de plusieurs millimètres de bois collé sur un support.
Quant aux parquets collés, les plus modernes, ils sont tout particulièrement adaptés aux pièces humides ou munies d’un plancher chauffant. Parfaits pour les bois exotiques (classe D), comme le bambou ou le wengé, très prisés actuellement.

A noter que les lames doivent de préférence être orientées en parallèle du mur le plus long ou dans l’axe de la source de lumière naturelle.

Les prix au m² dépendent de nombreux facteurs (bois, type de parquet, taille de la pièce, complexité des motifs, etc…) . En moyenne, il faut compter au minimum entre 25 et 30 FS au m², pose comprise.

Johann Harscoët

Conseils pour la pose

ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant : le parquet doit être le dernier travail à effectuer sur un chantier. La température intérieure doit être stable, et supérieure à 15°, avec une humidité minimum. Pendant la pose, les lames doivent être stockées dans les mêmes conditions de température, à plat, et isolées du sol.
La planéité du sol est indispensable : il ne doit pas y avoir de différence de niveau de plus de 5 mm sous une règle de 2 m posée au sol.
Une distance périphérique de 5 à 8 mm doit être respectée entre les lames et le mur, ceci afin de permettre au bois de se rétracter ou de se dilater librement après la pose.
Dans tous les cas, chaque pose étant très spécifique, demander les conseils d’un spécialiste.

J.H.


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