Le luxe toujours plus brillant

2 08 2006

Le marché mondial du luxe a triplé de volume depuis quinze ans et voit de nouveaux horizons, ceux des pays émergents, conforter sa croissance.

Avec près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés au cours du premier semestre 2006, LVMH n’a pas seulement confirmé son statut de leader mondial du luxe. Il a aussi vu ses ventes progresser de 12% par rapport à la même période en 2005.
Le groupe présidé par Bernard Arnault, qui détient, entre autres, les marques Louis Vuitton, Moët & Chandon, Kenzo, Guerlain, Givenchy, Hennessy, Dior, Sephora, Dom Pérignon ou la Samaritaine, s’est félicité il y a quelques jours, dans un communiqué, de “la croissance soutenue des ventes de toutes les activités du groupe”, de “la poursuite d’un développement rapide en Europe et aux Etats-Unis et une accélération sensible de la croissance dans nombre de pays d’Asie”, ou encore de la “poursuite d’une croissance à deux chiffres des ventes de Louis Vuitton”.
Le tableau laisse rêveur, mais LVMH n’est pas tout seul à tirer profit de la prospérité économique de la planète et de l’augmentation du nombre de nouveaux riches (très relatives d’ailleurs, et par définition déséquilibrées).
Depuis trois ans, les leaders mondiaux du luxe, LVMH, Richemont, Swatch Group, Hermès et Bulgari, ont dégagé des profits solides et vu leurs cours de Bourse grimper à vive allure. Quant au grand concurrent de LVMH, le groupe Pinault-Printemps-Redoute, il vient justement de vendre le printemps pour se recentrer dans le luxe, plus porteur, plus sûr, que la grande distribution et que bien d’autres domaines davantage soumis aux aléas du climat, de la politique, ou de l’énergie.

Le Japon toujours en tête

Le potentiel de croissance est par ailleurs immense. Les pays émergents, au premier rang desquels la Chine (qui n’est encore que le troisième marché derrière le Japon avec 41%, et les Etats-Unis avec 17%), ou l’Inde, qui voit son pouvoir d’achat exploser depuis 1999, n’en finissent pas de s’enticher de ce qui se fait de mieux dans les parfums et cosmétiques, l’horlogerie et la joaillerie, le prêt-à-porter, le cuir, la lunetterie, les accessoires, les arts de la maison ou encore les vins et spiritueux.
Selon le courtier Goldman Sachs, les perspectives de demande à moyen terme dans les pays émergents sont plus fortes que prévu. « Les marchés des produits de luxe en Chine, en Russie et en Inde prennent forme très solidement, et les économies de ces pays devraient rester fortes sur le long terme.”
Ajoutez à cela les stratégie de séduction de clientèles toujours plus larges, avec des produits très haut-de-gamme qui valorisent d’autres produits de la même marque plus accessibles pour le plus grand nombre, et vous comprendrez pourquoi les grands acteurs du luxe éliminent les marques moins prestigieuses, et font de l’ombre à la grande distribution, notamment par le biais du commerce en ligne. Quant à la célèbre citation de Diderot, “le luxe ruine le riche et redouble la misère du pauvre”, elle reste à méditer…

Johann Harscoët


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2 réponses

5 12 2006
Medhi

kel é& ladress email de lvmh?????????

15 02 2007
Caroline

Bonjour,
Merci pour cet article complet et gratuit…
Sauriez-vous où je pourrais trouver le même genre d’informations: quelques chiffres et analyses, à propos du marché des vins & spiritueux de luxe.
Merci d’avance pour votre réponse.
Très Cordialement
CL

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